Mission Humanitaire au Maroc
Du 27 avril au 2 mai, des étudiants du campus La Salle Saint-Étienne ont pris la route direction le Maroc. Un départ tôt. Des sacs remplis. Des regards pleins d’attentes, et une idée simple : aller à la rencontre, agir, partager.
Première étape du voyage : l’orphelinat d’Amizmiz
Sur place, l’accueil est direct et humain, les échanges se font sans détour, autour des enfants et des élèves. Des gestes simples. Mais pour eux, un réel changement dans leur quotidien (remise de kits d’hygiène ; soutiens aux besoins essentiels du quotidien.) Le groupe découvre un lieu de vie organisé autour de l’attention portée aux enfants démunis : les sourires circulent vite. Un grand merci à Raja ainsi qu’à toute l’équipe de l’orphelinat pour leur accueil et leur bienveillance.
Deuxième étape : Le Village d’Agni
Le rythme change, les journées s’enchaînent et les rencontres se multiplient. Plusieurs actions impactantes se déroulent sur place :
- Distribution de tablettes et d’ordinateurs (accès facilité au numérique pour les plus jeunes)
- Remise de denrées alimentaires (soutien direct pour des familles du village)
- Aide financière pour une médiathèque (un projet construit sur le long terme, pensé pour l’accès à la culture et à la lecture)
Un moment fort marque aussi la semaine : la visite du puit financé lors des précédentes missions. L’eau est là. Elle circule. Elle change le quotidien. Les échanges avec les habitants rythment chaque journée. Des discussions simples. Des sourires. Des moments partagés sans masque. Merci à Ismail, Mohamed, Hamza et à toutes les personnes présentes sur place pour leur accueil et leur confiance.
Dernière étape du séjour : Tizgui, dans les hauteurs d’Agadir
Une nouvelle étape importante au voyage : l’accueil d’Ali qui ouvre un nouveau temps de rencontre, plus calme, plus authentique. Le groupe prend le temps de partager les derniers instants ensemble. Les échanges se prolongent et les souvenirs se forment dans les discussions simples du quotidien. Puis vient le départ, le coeur chargé en joli souvenirs, les visages marqués par la semaine, les sacs un peu plus légers.
Des témoignages riches de découvertes
On a laissé la parole à celles et ceux qui l’ont vécue de l’intérieur. Voici leurs témoignages :
Mathis Laumain : « Ce qui m’a le plus marqué, c’est la générosité, la sympathie, la bienveillance et l’accueil toujours chaleureux qui a su caractériser chaque personne que nous avons rencontré et avec qui nous avons partagé des moments. Même si nous ne parlions bien souvent pas la même langue, sans se comprendre par les mots, la communication entre chacun est restée fluide et naturelle.
L’arrivée dans le premier Village que nous avons visité, Agni. C’est la troisième année consécutive que les élèves de l’association se rendent dans ce village. La route n’est pas de la meilleure des qualités, une fois sorti de l’autoroute et que nous nous sommes enfoncés de plus en plus dans l’Atlas, le paysage avait tout de Lunaire. Pourtant, après le passage d’un col, on a enfin aperçu le village, premier que l’on a vu depuis la sortie d’autoroute. Une fois arrivé à l’entrée du village, nous sommes descendus du bus et nous avons été invités à nous diriger vers l’école où nous attendaient, le président de l’Association du village, le professeur de l’école ainsi que tous les enfants et hommes du village, en tenue traditionnelle, jouant de la musique et nous offrant à boire et à manger. Le contraste alors entre le fait que ces gens n’aient que très peu et leur générosité, et bienveillance m’a marqué.
Chaque action menée sur place s’est accompagnée d’un sentiment d’accomplissement d’abord, permettant de mettre du sens à l’investissement et les efforts réalisés au long de l’année par chacun. À cela, s’est ajoutée la satisfaction d’avoir pu aider, même de la manière la plus simple qui soit, des personnes qui en ont besoin. Enfin, d’avoir pu voir chacun s’investir, donner de son temps et de son énergie, le sourire aux lèvres, de manière altruiste et dévouée m’a donné beaucoup de joie. Et de voir que chacun a pu grandir et apprendre à travers ces actions me rend encore plus fière de ce qui a été accompli.
Cette expérience m’a fait prendre beaucoup de recul sur les différents événements, sur ma relation aux autres sur le fait de partager, vivre ensemble. Cette mission humanitaire a donc été à mi-chemin entre apprentissage personnel et aide à l’autre. Et grâce à cette expérience, je me sens mieux avec moi-même, car j’ai réorienté mon point de vue aux choses, j’aborde une position plus contemplative qu’avant et cela me permet de vivre de manière plus sereine, d’apprécier au mieux les choses simples. »
Dalia Rhoulam : « Les Marocains nous ont reçus comme des rois. On savait pertinemment que nous allions être bien accueillis, mais le vivre est complètement différent. Ils ont très peu sur le plan matériel, mais ils donnent tout. Au-delà des dons que nous apportions, ce qu’ils espéraient avant tout, c’était de partager de bons moments avec nous, qu’il s’agisse des adultes ou des enfants. Chaque personne croisée, que ce soit à Amizmiz, Agni ou Tizgui, a laissé une trace que je n’oublierai jamais. Le moment qui m’a le plus touché, restera notre arrivée au village d’Agni. Tout le village était présent pour nous accueillir avec des chants, des tenues traditionnelles, de la nourriture et des discours très émouvants.
Les actions que l’on a menées sur place ont été vécues de manière très intense et gratifiante. Sur le terrain, le rythme est soutenu et il faut constamment s’adapter, mais voir les projets se concrétiser sous nos yeux après des mois de préparation en amont donne un sens immense à notre engagement. L’action collective prend tout son sens quand on voit les sourires en face. Cette mission m’apporte une grande leçon d’humilité et une ouverture d’esprit encore plus grande sur le monde.
Aujourd’hui, j’en ressors grandie. J’ai toujours voulu faire une mission humanitaire sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Cela m’a prouvé qu’avec de la détermination, une équipe soudée et de l’organisation, on peut réellement faire bouger les lignes à notre échelle. »
Merci à Dalia et Mathis de nous avoir donné un aperçu de leur aventure humanitaire !


